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I Days 2026 : au cœur de l’innovation technologique, la FNAIM renforce son rôle de fédération de services et lance son callbot juridique dédié à ses adhérents.
Communiqué de presse – le 10/02/2026
À l’occasion de l’AI Day 2026, qui se tient ce 10 février 2026 à Station F à Paris, la FNAIM confirme avec force son ADN de fédération résolument tournée vers ses adhérents, et renforce son positionnement de Fédération pionnière en matière d’innovation technologique au service des professionnels de l’immobilier. Son Président, Loïc Cantin, est intervenu lors de cet événement de référence pour présenter le callbot juridique FNAIM, nouveau service majeur venant compléter l’écosystème digital de la Fédération.Avec ce nouvel outil, lancé le 1er février 2026, la FNAIM poursuit une ambition claire : simplifier le quotidien de ses adhérents, sécuriser leurs pratiques et leur faire gagner du temps, dans un contexte réglementaire toujours plus complexe.
Pensé pour répondre aux contraintes concrètes du métier — prospection, rendez-vous clients, déplacements sur le terrain, horaires décalés — le callbot juridique de la FNAIM permet aux adhérents d’obtenir immédiatement une réponse fiable et sécurisée, par téléphone, sans contrainte horaire, 24h/24 et 7j/7.
Une nouvelle étape dans une stratégie d’innovation au service des adhérents
Après le lancement du chatbot juridique en 2025, la FNAIM franchit une nouvelle étape en enrichissant son offre avec un callbot juridique accessible par téléphone, conçu comme un nouveau réflexe professionnel :
- un chatbot juridique intelligent,
- un callbot juridique par téléphone, accessible à tout moment, sans attente ni saturation des lignes.
Un gain de temps et de sécurité pour l’attractivité quotidienne
Grâce à ce nouveau dispositif, les adhérents FNAIM bénéficient d’un gain de temps significatif au quotidien, d’un accès simplifié à l’information juridique, où qu’ils se trouvent, tout en conservant le haut niveau d’exigence, de qualité et de fiabilité qui fait la référence de la FNAIM.
« Notre mission est d’être à l’écoute des besoins des professionnels et d’anticiper les usages. À la FNAIM, nous avons 40 ans d’observation, d’analyse et de documentation juridique. L’enjeu a été de greffer l’IA sur cette histoire et cette expertise. Le callbot juridique illustre pleinement le rôle de la Fédération : mettre l’innovation technologique au service de la performance, de la sécurité et de la sérénité des professionnels de l’immobilier », ajoute Loïc Cantin, président de la FNAIM.
La FNAIM, une Fédération de terrain au croisement de l’immobilier et de la tech
En participant à l’AI Day 2026, la FNAIM affirme sa volonté de jouer un rôle actif dans le dialogue entre les institutions professionnelles et l’écosystème technologique européen. Cette présence illustre une conviction forte : l’innovation n’a de sens que si elle est utile, concrète et directement mise au service des professionnels.
« L’intelligence artificielle n’est pas un concept abstrait et encore moins un gadget pour la FNAIM. C’est un levier très concret pour mieux servir nos adhérents, sécuriser leurs pratiques et leur faire gagner du temps. Avec le callbot juridique, nous franchissons une nouvelle étape dans notre stratégie d’innovation utile à une fédération moderne et en mouvement, qui va fêter cette année ses 80 ans », déclare Loïc Cantin.
Reprise fragile du marché, immobilisme politique et crise de l’offre : l’alerte de la FNAIM
Communiqué de presse – le 14/01/2026
Après trois années de chute historique, le marché immobilier ancien a renoué avec la croissance en 2025. Mais derrière des indicateurs en amélioration, la FNAIM alerte : sans cap politique clair, la reprise pourrait s’enrayer durablement. À l’approche des municipales et de la présidentielle, le logement reste prisonnier de l’attentisme public.• 940 000 ventes de logements anciens en 2025 (+11% par rapport à 2024)
• +0,8% sur les prix des logements anciens sur 1 an
• +3% de pouvoir d'achat immobilier sur un an (vs. +8,5% en 2024 )
Le marché redémarre, mais reste sous tension
Le redémarrage anticipé par la FNAIM dès janvier 2025 s’est concrétisé. Après avoir atteint un point bas en 2024, avec 845 000 ventes sur un an, le marché de l’ancien a progressé de 11% en 2025 pour atteindre 940 000 transactions.
Pour Loïc Cantin, Président de la FNAIM « Les chiffres du marché immobilier le confirment : après trois années de crise, le marché de l’existant retrouve des couleurs. Les ventes repartent, les prix se stabilisent, et l’activité retrouve ainsi un niveau proche de celui observé en 2023, bien qu’encore éloigné du pic historique de 2021 (1 230 000 ventes). »
Toutefois, la dynamique observée en début d’année tend à s’essouffler depuis quelques mois. La reprise demeure freinée par un environnement économique et politique incertain, qui continue de peser sur la confiance des ménages, par la hausse des droits de mutation à titre onéreux (DMTO) intervenue en 2025 dans la majorité des départements, ainsi que par une pénurie persistante de logements à la location.
S’il avait repris des couleurs l’an dernier après plusieurs années de baisse, le pouvoir d’achat immobilier est resté stable en 2025.
Crédit immobilier : la reprise profite d’abord aux ménages les plus solvables
Après s’être repliés pendant deux ans, les taux de crédit immobilier ont cessé de reculer à la mi-2025 et se stabilisent désormais autour de 3,20 %. Cette accalmie a largement contribué à la reprise du marché immobilier. La production de crédits, qui avait été divisée par trois en deux ans, amorce enfin un redressement.
Pour autant, le marché du crédit demeure difficilement accessible pour une grande partie des ménages. Si les primo-accédants sont les principaux bénéficiaires de cette reprise — ils représentent 43,2 % des crédits immobiliers en 2025, contre moins de 30 % il y a cinq ans — l’accès au financement reste majoritairement réservé aux ménages les plus aisés.
La stabilisation des taux ne suffit pas à corriger un décrochage devenu structurel : conditions d’octroi strictes, prix élevés dans les zones d’emploi, fiscalité lourde. L’accession est en panne, et avec elle l’ascenseur résidentiel.
Des prix stabilisés, des écarts territoriaux persistants
Après une baisse marquée en 2023 (-3,5 % sur douze mois glissants), puis une quasi-stabilité en 2024 (-0,4 %), les prix des logements anciens enregistrent une légère progression en 2025. Au 1er janvier 2026, ils augmentent de +0,8 % sur un an, soit un rythme comparable à celui de l’inflation (+0,9 %).
Les écarts territoriaux, très marqués ces dernières années, tendent à se réduire. Les hausses les plus notables sont observées en Île-de-France (+1,6 %) ; dans les périphéries des dix plus grandes villes de province (+2,1 %) et dans les villes moyennes (+2,1 %).
À l’inverse, les prix reculent légèrement à Paris (-0,5 %) et dans les communes rurales (-0,1 %).
Cette stabilité globale masque toutefois des situations locales contrastées. Certaines villes enregistrent encore des baisses modérées, comme Saint-Étienne (-2,8 %), Grenoble (-2,4 %) ou Brest (-2,1 %), tandis que d’autres affichent des hausses nettement supérieures à la moyenne nationale, notamment Strasbourg (+8,1 %), Mulhouse (+7,1 %), Caen (+7,4 %) ou Reims (+7,4 %).
Sur dix ans, les prix progressent sur l’ensemble du territoire, à l’exception de Paris (-10,4 %) et de l’Île-de-France (-5 %).
2026 : une reprise conditionnée aux choix politiques
En 2026, la FNAIM anticipe une poursuite de la reprise du marché immobilier, avec une hausse des transactions attendue entre 960 000 et 980 000 ventes, dans un contexte de prix orientés à la hausse, mais de manière contenue (+1 % à +2 %).
Derrière ces projections globalement positives, plusieurs incertitudes majeures demeurent. Le contexte politique, les arbitrages à venir en matière de fiscalité et l’absence, à ce stade, d’une stratégie du logement claire et durable pourraient conditionner la solidité — ou la fragilité — de la reprise engagée.
« Le redémarrage est là, mais il demeure fragile et bridé par l’immobilisme politique. Le logement a besoin d’un véritable choc de confiance. Sans stabilité et sans vision d’ensemble, les signaux positifs observés ne suffiront pas à enrayer la crise structurelle que traverse le pays. » note Loïc Cantin.
Municipales, présidentielle : le logement pris en étau par le calendrier électoral
À l’approche des municipales de 2026 puis de la présidentielle de 2027, les décisions structurantes sont différées. Le marché est placé sous cloche, dans un climat d’attentisme généralisé. Comme à chaque municipale, la construction est gelée. Mais, pour la première fois, rien ne garantit qu’elle redémarrera après.
Alors que le logement est devenu l’une des premières préoccupations des Français, les réponses publiques restent largement en deçà de l’urgence sociale et économique. Faute de cap clair, le secteur évolue dans un environnement instable, marqué par l’empilement de mesures disparates : encadrement des loyers, hausse des droits de mutation, fiscalité mouvante, suspension de MaPrimeRénov’…
La fiscalité immobilière, qui poursuit sa dérive, a quant à elle atteint près de 99 milliards d’euros en 2024, portée notamment par la flambée de la taxe foncière (+20 % en trois ans). Cette hausse continue s’opère sans réforme d’ensemble, sans vision cohérente, ni refonte de l’imposition locative, ni véritable statut du bailleur privé.
Encadrement des loyers : un symbole politique, pas une réponse à la crise
Présenté comme un outil de protection, l’encadrement des loyers est devenu un marqueur politique plus qu’une solution structurelle. Dans les zones tendues, où près de la moitié du parc locatif privé est désormais concentrée, il rigidifie l’offre sans résoudre la pénurie. L’empilement des contraintes détourne des logements du marché classique et fragilise l’équilibre économique du parc privé.
Depuis des années, la FNAIM alerte sur l’absence d’effet du dispositif : les loyers évoluent au même rythme, encadrés ou non, l’IRL jouant déjà le rôle de régulateur.
L’exemple parisien est révélateur : en dix ans, la capitale a perdu plus de 127 000 habitants tandis que le nombre de logements inoccupés progressait fortement. Une part croissante du parc échappe au marché résidentiel, alors même que la tension n’a jamais été aussi élevée.
Pour la FNAIM, le constat est clair : on ne résout pas une crise d’offre en culpabilisant les bailleurs et par la contrainte, mais par l’incitation. La seule voie efficace est de redonner envie d’investir et de remettre des logements sur le marché.
PLF 2026 : Politique du Logement Figée ?
Le projet de loi de finances pour 2026 confirme l’absence de stratégie globale. La politique du logement se limite à des ajustements fiscaux fragmentés, incapables de répondre aux défis structurels du secteur.
« Le logement mérite mieux que des mesurettes. Il ne doit plus être perçu comme une rente à encadrer, mais comme un levier de cohésion et de prospérité », souligne Loïc Cantin. « Il est urgent de relancer l’accession, de redonner confiance aux investisseurs et de dynamiser le marché locatif. Les professionnels sont prêts. À l’État d’avoir enfin l’ambition nécessaire. »
La FNAIM appelle à l’élaboration d’une loi de programmation logement 2026-2031, seule capable de restaurer la lisibilité, la stabilité et la confiance, articulée autour de leviers immédiats :
- redonner du pouvoir d’achat et faciliter l’accession,
- relancer l’investissement locatif,
- adapter les règles de crédit à une économie de crise,
- lever temporairement les freins réglementaires qui retirent des logements du marché,
- relancer la construction neuve.
Modalités d'accès des huissiers de justice aux parties communes d'immeubles
THOMAS JACQUIER 07/10/2019
Les parties communes des immeubles à usage d'habitation sont considérées comme un lieu privé. Les huissiers de justice peuvent avoir des difficultés pour accéder aux boîtes aux lettres particulières ou pour signifier ou exécuter une décision de justice à la personne destinataire.A cette fin, le syndicat des copropriétaires doit leur permettre d'accéder aux parties communes.
La loi relative à l'exécution des décisions de justice, aux conditions d'exercice de certaines professions réglementées et aux experts judiciaires prévoit que le propriétaire, ou en cas de copropriété, le syndicat de copropriétaires représenté par le syndic permettent aux huissiers de justice d'accéder aux parties communes des immeubles d'habitation pour l'accomplissement de leurs missions (1).
Les modalités d'application de cet article restaient à être définies par décret.
Or, à deux reprises, le texte instaurant cet accès a été censuré par le Conseil constitutionnel car considéré comme un cavalier législatif dans le cadre de la loi dite ELAN (2) et en dernier lieu, dans la loi de programmation 2018-2022 et de réforme pour la justice (3).
Il aura fallu attendre le décret du 27 juin 2019 portant diverses mesures relatives au fonctionnement des copropriétés et à l'accès des huissiers de justice aux parties communes d'immeubles pour que ce droit soit applicable.
Ce décret crée trois nouveaux articles dans le code de la construction et de l'habitation qui précisent les modalités d'accès aux parties communes des huissiers de justice pour l'accomplissement de leurs missions de signification et d'exécution (4).
Lorsque les parties communes d'un immeuble d'habitation ne sont pas accessibles librement depuis la voie publique, l'huissier de justice ou le clerc assermenté, adresse, par tout moyen, une demande d'accès au propriétaire ou, en cas de copropriété, au syndic représentant le syndicat des copropriétaires concerné.
L'huissier doit justifier, dans sa demande, de son identité, de sa qualité professionnelle ainsi que de la mission de signification ou d'exécution qui lui a été confiée (CCH, art. R. 111-17-1, créé).
Le propriétaire ou le syndic doit remettre à l'huissier de justice ou au clerc assermenté un moyen matériel d'accès aux parties communes ou lui adresser les codes lui permettant d'y accéder, dans un délai maximal de 5 jours ouvrables à compter de la réception de la demande. La remise ou la transmission s'effectue contre récépissé ou par tout autre moyen propre à en établir la preuve et la date à laquelle celle-ci a eu lieu (CCH, art. R. 111-17-2, créé).
L'huissier de justice devra, après accomplissement de sa mission de signification ou d'exécution, restituer sans délai et contre récépissé au copropriétaire ou au syndic le moyen matériel d'accès aux parties communes qui lui aura été remis (CCH, art. R. 111-17-3, créé).
A cette fin, il faudra donc que l'huissier puisse obtenir le nom du syndic et d'un point de vue pratique, il sera conseillé aux syndics afin d'être en mesure de répondre à cette nouvelle obligation, de disposer de plusieurs jeux supplémentaires de moyens d'accès à l'immeuble (clefs, badges etc.), ce qui pourra engendrer un coût pour le syndicat (notamment s'il s'agit de clés sécurisées).
(1) CCH, art. L. 111-6-6, créé par L. n° 2010-1609, 22 déc. 2010, art. 3
(2) Cons. const., déc., 15 nov. 2018, n° 2018-772 DC
(3) Cons. const., déc., 21 mars 2019, n° 2019-778 DC
(4) Art. R. 111-17-1 à R. 111-17-3 Code de la construction et de l'habitation, créés par art. 14 du Décret du 27 juin 2019.
Participation des copropriétaires aux assemblées générales par des moyens de visioconférence ou de communication électronique
THOMAS JACQUIER 01/08/2019
La présence physique des copropriétaires à l’assemblée générale devient une option parmi d’autres.Parmi les nouveautés introduites par la loi ELAN dans la loi du 10 juillet 1965, figure le nouvel article 17-1 A qui permet désormais aux copropriétaires de participer à l'assemblée générale sans y être physiquement, par l'intermédiaire d'une visioconférence ou par tout autre moyen de communication électronique permettant leur identification.
Le décret n° 2019-650 du 27 juin 2019 portant diverses mesures relatives au fonctionnement des copropriétés (1) apporte des précisions sur les modalités de mise en œuvre de ce nouveau mode de participation à distance aux assemblées générales, censé lutter contre l'absentéisme aux assemblées générales.
Le principe posé par le nouvel article 13-1 du décret du 17 mars 1967 est qu'il appartient à l'assemblée générale de décider des moyens et supports techniques permettant aux copropriétaires de participer aux assemblées générales par visioconférence, par audioconférence ou par tout autre moyen de communication électronique ainsi que des garanties permettant de s'assurer de l'identité de chaque participant.
Cette décision doit être prise sur la base de devis élaborés à cet effet à l'initiative du syndic ou du conseil syndical.
L'assemblée fera donc son choix sur la base de ces devis, sachant que le coût de l'opération sera supporté par le syndicat des copropriétaires.
L'article 13-1 précise in fine qu'afin de garantir la participation effective des copropriétaires, ces supports doivent, au moins, transmettre leur voix et permettre la retransmission continue et simultanée des délibérations.
Il s'agit donc bien d'un procédé devant permettre aux copropriétaires de véritablement participer à distance, en temps réel, aux débats qui auront lieu en assemblée générale.
Un nouvel article 13-2 prévoit que le copropriétaire qui souhaite participer à l'assemblée générale par visioconférence, par audioconférence ou par tout autre moyen de communication électronique en informe par tout moyen le syndic trois jours francs au plus tard avant la réunion de l'assemblée générale.
Pour tenir compte de la participation des copropriétaires à l'assemblée par le biais de ces nouveaux moyens de communication, le contenu de la feuille de présence énoncé à l'article 14 du décret de 1967 est modifié.
La feuille de présence indiquera désormais pour chaque copropriétaire ou associé s'il est présent physiquement ou représenté ou s'il participe à l'assemblée générale par visioconférence, par audioconférence ou par un autre moyen de communication électronique.
Par ailleurs, dans le cas où le copropriétaire ou l'associé est représenté, la feuille de présence doit préciser, le cas échéant, si le mandataire participe par visioconférence, par audioconférence ou par un autre moyen de communication électronique.
L'émargement de la feuille de présence n'est désormais requis que pour les copropriétaires physiquement présents à la réunion.
De même, le contenu du procès-verbal visé à l'article 17 du décret de 1967 est adapté puisque les incidents techniques ayant empêché le copropriétaire qui a eu recours à la visioconférence, à l'audioconférence ou à tout autre moyen de communication électronique, de faire connaître son vote devront y être mentionnés.
L'article 17 modifié prévoit également que dès lors que le registre des assemblées est tenu sous forme électronique, la feuille de présence et les procès-verbaux d'assemblée peuvent être établis et signés sous forme électronique dans les conditions de l'article 1367 du code civil.
Notons enfin que le décret du 27 juin 2019 n'apporte aucune précision quant à la mise en œuvre du vote par correspondance, avant la tenue de l'assemblée, au moyen d'un formulaire, qui sera, en pratique, probablement plus utilisé que des systèmes de communication électronique certes plus modernes, mais plus onéreux et dont le coût sera sans doute dissuasif pour de nombreux syndicats.
Extranet copropriété : son fonctionnement est précisé
RENAUD TURC 26/07/2019
Dans une précédente brève nous vous avions fait part de la liste minimale des documents mis en ligne par le syndic dans le cadre de l'extranet, de façon différencié, selon qu’ils sont accessibles aux copropriétaires ou au conseil syndical.Rappelons que l'article 18 de la loi du 10 juillet 1965 dispose que le syndic professionnel doit proposer un accès en ligne sécurisé aux documents dématérialisés relatifs à la gestion de l'immeuble ou des lots gérés, sauf décision contraire de l'assemblée générale prise à la majorité de l'article 25. Cet accès est différencié selon la nature des documents mis à la disposition des membres du syndicat de copropriétaires ou de ceux du conseil syndical.
Le décret du 27 juin 2019 portant diverses mesures relatives au fonctionnement des copropriétés et à l’accès des huissiers aux parties communes des immeubles vient préciser le fonctionnement de cet extranet
(art.33-1-1 du décret du 17 mars 1967).
Cet outil doit être accessible aux membres du conseil syndical et aux copropriétaires à l’aide d’un code personnel sécurisé garantissant la fiabilité de leurs identification. En d’autres termes, l’accès à l’extranet sera fera à l’aide d’un identifiant personnel et d’un mode de passe déterminés exclusivement par chaque copropriétaire.
Les documents mis à disposition par le syndics doivent être téléchargeables et imprimables. Par ailleurs, ces mêmes documents, le cas échéant, doivent être actualisés au minimum une fois par an par le syndic, dans les trois mois précédant la tenue de l’assemblée générale annuelle.
Enfin rappelons qu’en présence d’un extranet, le copropriétaire peut décider de manière expresse, que la notification de l’ensemble des documents nécessaires à la tenue de l'assemblée peut résulter d'une mise à disposition desdits documents dans son espace qui lui est exclusivement réservé. Cette démarche évite ainsi de joindre à la convocation de l’assemblée, l’ensemble de ces documents permettant ainsi à la copropr
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